quarta-feira, 18 de Novembro de 2009

Dia Mundial da Filosofia

Message de Irina Bokova,
Directrice générale de l’UNESCO,
à l’occasion de la Journée mondiale de la philosophie
19 novembre 2009

La Journée mondiale de la philosophie 2009, consacrée cette année au dialogue entre les cultures, est une occasion opportune de réfléchir sur ce qui constitue aujourd’hui les relations d’échanges, de transferts et de circulations entre les hommes et les femmes, les idées et les concepts.
En prélude à la proclamation de 2010 comme « Année internationale du rapprochement des cultures » par l’Assemblée générale des Nations Unies, il est plus que jamais nécessaire de penser les fondements actuels de la libre-circulation des discours et des pratiques, où se noue la diversité culturelle du monde.
La philosophie, aux côtés des autres sciences humaines et sociales, peut nous aider à renouveler le débat sur les modalités d’un tel dialogue. Celui-ci peut être entendu comme un ensemble dynamique de relations et d’interactions sociales et culturelles, ouvertes sur la pluralité du monde. A l’heure où les sociétés apprennent de plus en plus à vivre dans des environnements multiculturels, il nous faut en effet éclairer notre capacité à conjuguer ensemble des imaginaires collectifs et singuliers.
Depuis son institution en 2005, cette Journée mobilise à travers le monde un très grand nombre de chercheurs, intellectuels, étudiants et professeurs de philosophie, autour de thèmes très variés. Elle offre également au grand public, dans un esprit interdisciplinaire et pluraliste, un espace ouvert de discussion et de débat.
La Fédération de Russie sera cette année, du 16 au 19 novembre 2009, l’hôte du volet international de la Journée mondiale, à Moscou et Saint-Pétersbourg.Je souhaite également qu’à travers le monde, tous nos partenaires - universités,instituts de recherche, Chaires UNESCO, Commissions nationales, Conseil international de la philosophie et des sciences humaines (CIPSH), Fédération internationale des sociétés de philosophie (FISP), Institut international de philosophie (IIP) - se mobilisent et nous rejoignent. Entretenir des dialogues philosophiques sur le dialogue des cultures aujourd’hui,c’est aussi et d’abord remettre les enjeux de diversité, de dignité et de droits de l’homme au coeur de l’agenda international. Sachons mener ce débat avec confiance.

Irina Bokova

domingo, 1 de Novembro de 2009

Estamos completamente isolados...

Do blog De Rerum Natura, com a devida vénia e com a pergunta que a muitos de nós, de há muito, nos  ocorre:
- a quem aproveita, no nosso  sistema educativo, o desaparecimento (irreversível?) do ensino das Humanidades?


http://dererummundi.blogspot.com/2009/10/estamos-completamente-isolados.html

Ele há manhãs assim, na Trama





terça-feira, 27 de Outubro de 2009

Ele há dias assim


    














Mais seis viagens, solitárias, de Sebald.


A que dá o nome ao livro é também a de uma viagem ao encontro de Robert Walser «que sempre negou na escrita a angústia no seu intimo, sempre deixou de fora uma parte de si».

POUCO PROGRESSO DOS DISCÍPULOS

Em rotos pergaminhos encostado,
Sobre uma cadeira ao alto erguida,
Vou consumindo a miserável vida,
De bisonhos rapazes escutado.

Da antiga Roma, o século doirado
anda sempre entre nós em crua lida;
De Cícero a facúndia conhecida,
Do puro Horácio o gosto delicado.

Mas destes homens mil passagens belas
Que na cabeça à viva voz lhe encaixo
Vão-lhe lá hoje perguntar por elas?

Só, para consolar-me, neles acho
Os mais bonitos moldes de fivelas
E de sapatos com entrada abaixo.

Nicolau Tolentino

quarta-feira, 21 de Outubro de 2009

Passacaglia della vita- Homo fugit velut umbra




O come t'inganni
Se pensi che gli anni
non hann'da finire,
bisogna morire.

E' un sogno la vita
Che par si gradita,
è breve il gioire
bisogna morire.
Non val medicina
Non giova la China,
non si può guarire,
bisogna morire.

Non vaglion sberate,
minarie, bravate
che caglia l'ardire,
bisogna morire.
Dottrina che giova,
parola non trova
che plachi l'ardire,
bisogna morire.

Non si trova modo
di scioglier'sto nodo,
non val il fuggire,
bisogna morire.
Commun'è il statuto,
non vale l'astuto
'sto colpo schermire,
bisogna morire.

Si more cantando,
si more sonando
la Cetra, o Sampogna,
morire bisogna.
Si more danzando,
bevendo, mangiando;
con quella carogna
morire bisogna.

La Morte crudele
a tutti è infedele,
ogn'uno svergogna,
morire bisogna.
E' pur ò pazzia
o gran frenesia,
par dirsi menzogna,
morire bisogna.

I Giovani, i Putti
e gl'Huomini tutti
s'hann'a incenerire,
bisogna morire.
I sani, gl'infermi,
i bravi, gl'inermi,
tutt'hann'a finire
bisogna morire.

E quando che meno
ti pensi, nel seno
ti vien'a finire,
bisogna morire.
Se tu non vi pensi
Hai persi li sensi,
sei morto e puoi dire:
bisogna morire.


Anónimo

terça-feira, 20 de Outubro de 2009


Fernando Lemos

Seul le présent existe dans le temps, et rassemble, résorbe le passé et le futur;









Baudelaire, Les fleurs du mal




segunda-feira, 19 de Outubro de 2009

"... le temps doit être saisi deux fois, de deux façons complémentaires, exclusives l'une de l'autre: tout entier comme présent vivant dans les corps qui agissent et pâtissent, mais tout entier aussi comme instance infiniment divisible en passé-futur, dans les effets incorporels qui résultent des corps, de leurs actions et de leurs passions. Seul le présent existe dans le temps, et rassemble, résorbe le passé et le futur; mais le passé et le futur seuls insistent dans le temps, et divisent à l'infini chaque présent. Non pas trois dimensions successives, mais deux lectures simultanées du temps."

Gilles Deleuze, Logique du sens

sexta-feira, 16 de Outubro de 2009

S Á B A D O












Me levanté temprano y anduve descalza
Por los corredores: bajé a los jardines
Y besé las plantas
Absorbí los vahos limpios de la tierra,
Tirada en la grama;
Me bañé en la fuente que verdes achiras
Circundan. Más tarde, mojados de agua
Peiné mis cabellos. Perfumé las manos
Con zumo oloroso de diamelas. Garzas
Quisquillosas, finas,
De mi falda hurtaron doradas migajas.
Luego puse traje de clarín más leve
Que la misma gasa.
De un salto ligero llevé hasta el vestíbulo
Mi sillón de paja.
Fijos en la verja mis ojos quedaron,
Fijos en la verja.
El reloj me dijo: diez de la mañana.
Adentro un sonido de loza y cristales:
Comedor en sombra; manos que aprestaban
Manteles.
Afuera, sol como no he visto
Sobre el mármol blanco de la escalinata.
Fijos en la verja siguieron mis ojos,
Fijos. Te esperaba.

Alfonsina Storni